The World after

‘‘Un monde, après. Après l’homme, après sa cruauté, après ses misères. Un monde paisible, pacifique, pur. Un nouveau monde, un monde parfait.’’ … N’entendez-vous pas les pleurs?
 
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 .:Deidara:.

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Deidara
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MessageSujet: .:Deidara:.   Sam 3 Mai - 9:31



.:Votre personnage

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Sexe:Mec [Wih s'en est un >.<]

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    Physique [3 lignes]:Hun hun, voyons voir… Contrairement aux autres Aozora, Dei’ n’a pas que de simples ailes. Certes, il en a. De grandes ailes, à la forme de celles des cygnes, mais d’une couleur bleu ciel, le rouge et le bleu étant les deux couleurs les plus prisées, et aussi les plus rare, dans le clan. Sa mutation est toutefois plus poussée. En plus de ces attributs, la peau de l’avant de ses jambes et de ses avant-bras est d’une couleur grise et écailleuse, couverte par endroit d’un duvet bleu. Chacun de ses doigts se termine par une longue griffe acérée. Quant à ses pieds, ils sont composés non d’orteils, mais de trois serres, comme les pattes des oiseaux. De ses talons émergent une griffe unique. La physionomie de ses jambes fait qu’il doit constamment se tenir sur la pointe des pieds, c'est-à-dire sur ses six serres. Il semble donc plus grand qu’il ne l’est réellement. Ses yeux sont d’un bleu ciel plus sombre que ses plumes, et l’un est couramment caché derrière un petit appareil. Cet appareil, l’un des derniers vestiges de l’ancien monde, sert tout simplement à voir les objets de plus près. Une longue vue, quoi. Il a de longs cheveux blonds, dont une mèche lui retombe constamment sur le visage. La majorité est attachée derrière la tête. De plus, il ceint au front un bandeau pour empêcher ses mèches blondes de trop l’encombrer, surtout au vol.

    Caractère [10 lignes]:Là, vous m’en collez une bonne, vraiment. Son caractère, hm? De nombreuses, nombreuses facettes perplexes, étranges, inexplicables. Son tempérament peut-il s’expliqué par le sang qui coule dans ses veines? Un sang de Datsurou? En fait, il doit probablement tout ça à son enfance. Pas terrible, comme enfance, en passant. Ignoré, bousculé, méprisé pour ses origines, il a développé une méfiance naturelle. Il a tendance à se pousser du monde pour éviter les coups. Il n’est toutefois pas solitaire, et loin d’être embarrassé en présence des autres. Si il s’retrouve entouré d’personnes, peu importe que ces gens l’apprécie pas, il dira s’qu’il pense et ira même jusqu’à les envoyer promener l’un après l’autre, si ils l’font trop chiez. Il n’a pas froid aux yeux, c’est le cas de le dire. Insouciant? Inconscient? Peut-être bien, au fond. Mais ce n’est pas se qu’il inspire. Il a beau être seul contre une dizaine de personnes, il gardera toujours un calme alarmant et, surtout, un sourire ironique. Ainsi, il semble en parfait contrôle de la situation même si il ne la maîtrise pas du tout, et ça a tendance à déstabiliser ses adversaires. Il est à l’aise même lorsque le désavantage est de son côté et ne semble pas s’en soucier. On dirait même que, lors de ces moments, il se croit invincible.

    Mais la vérité est tout autre. Du haut de ses dix-sept ans, il sait très bien qu’il n’est qu’une poussière que le temps peut décider de souffler à n’importe quel instant. Il sait qu’il est désavantagé lorsqu’il se trouve contre plusieurs personnes. Et il aime ça. Être désavantagé, à la Mercie de la mort, devoir usé de la moindre ressource pour survivre... Et survivre. Après une lutte acharnée, se glisser hors des mailles du filet, voir l’ennemi rager en constatant sa fuite, ou succomber sous ses coups. Fou? Hunhun. Oui. Pas foufou dans le genre hyperactif, hen. Fou. Psychopathe déchaîné à ses heures, même. Il est dangereux, carrément. Ses griffes ont souvent rencontré le sang, et combien de fois a-t-il été pris de fous rires en constatant la mort de son vis-à-vis? Pas tant que ça, en fait. Pas tant que ça… Mais une fois suffit très bien pour dire que l’esprit est décharné. Et pourtant, il n’est pas stupide pour autant. Au contraire. C’est un tueur au sang froid et à l’esprit incroyablement vif. Les gens ont tendance à le faire passer pour con, à le regarder en se disant qu’il ne devait pas être une lumière. Ils s’imaginent souvent qu’il n’est bon qu’à balancer des conneries. Mais les gens croient aussi qu’il est inoffensif…

    Deidara est un intellectuel. Pas un intellectuel du genre toujours le nez dans les livres, non. Il possède un esprit de stratège redoutable et son esprit roule toujours à une vitesse stupéfiante. Surtout en situation de combat. Lorsqu’encore une fois, il est seul contre le monde entier, il se plait à déjouer tous ses bourreaux par des tactiques incroyablement bien pensées. Son seul but : survivre. Survivre, au détriment de son corps. Se faire tranche un bras? Ce n’est rien, comparé à la honte que ressentiront ses tortionnaires en le voyant leur échapper. Son but : les ramener sur terre, leur prouver qu’ils ne sont rien de plus que lui, qu’il est leur égal malgré son sang de bâtard. Son intérêt? Ses origines. Après avoir découvert la basse ville, il se sent responsable de ce ‘‘secret’’. Il ne supporte pas l’idée que son père, son père et tous les siens aient été oubliés et mis de côté si longtemps. Maintenant, il veut qu’on reconnaisse leur existence. Et il n’aura de cesse de lutter avant qu’on reconnaisse ces gens. Au fond… fou? Peut-être pas tant que ça, finalement. Ou tu du moins, pas aussi méchant qu’il vous semblait avant, non? Mais encore… Ça n’en fait pas un ange. Comme dit plus tôt… Il est capable d’éclater de rire à la vue de la mort…



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Élément:Air
Clan:Vagabond
Rôle://


.:Vous

PUF [Pseudo utilisé sur les forum]:Amiraah <3
Code règlement:J't'emmerde x)
Code contexte:Tu rigoles, s'moi qui l'a fait.

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Dernière édition par Deidara le Jeu 19 Juin - 17:01, édité 1 fois
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Deidara
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MessageSujet: Re: .:Deidara:.   Dim 15 Juin - 19:31

    Histoire [5 lignes]:Attention, âmes sensibles, s’abstenir. À partir d’ici, vous allez entrer dans une zone dangereuse, troublante. Très dérangeante, une suite d’évènements qui vous fera certainement vous remettre en question. Peut-être même changer votre point de vue sur certaines personnes de votre entourage… Cette histoire est nébuleuse, alarmante et, surtout, véridicte. Ici, aujourd’hui, si vous êtes décidés à continuer, vous découvrirez qu’est-ce qui a fait d’un géni un meurtrier à l'esprit perturbé.

    C’était un matin ensoleillé. Il faisait chaud, il faisait beau. Depuis quelques minutes, les cris de souffrance de la femme s’étaient tus. À l’intérieur d’une grotte, une nouvelle mère observait avec désarroi le nouveau-né, logé dans ses bras. Il était minuscule. Tout frêle, tout mince, et ne pleurait même pas. C’était mauvais signe. Mais ce qui causait le désespoir de la jeune femme, c’était bien ces trois serres, cette peau grisâtre, ces ouvertures dans les doigts, indiquant que plus tard s’y trouveraient des griffes… Tout le temps de sa grossesse, elle avait espéré, prié pour que son enfant ne porte par d’héritage paternel physique. Et voila à quoi elle était confrontée. Un monstre. Dans un élan de désespoir, elle se traîna jusqu’aux rebords de sa grotte. Lentement, elle étendit ses bras, tenant le nouveau-né sous les aisselles. Le soleil vint effleurer doucement sa peau satinée. Elle allait le lâcher. Dans le vide. Le laisser tomber. Mais alors, le nouveau-né releva lentement le menton, et ouvrit les paupières sur des yeux d’un bleu pétrifiant. Les mêmes yeux que les siens. Alors, la femme éclata en sanglots, et ramena son bébé contre sa poitrine. Malgré le dégoût, malgré les conditions de sa conception, malgré la promesse d’un avenir affreux, elle le garderait. Le condamnant ainsi à un destin effroyable.

    Des années avaient passé, sans que se manifeste une telle horreur. Oh, certes, la vie n’était pas facile. Il était seul. Toujours seul et écrasé. Les autres le dévisageaient de haut. Les filles gloussaient et se penchaient pour murmurer des horreurs lorsqu’elles le voyait passer. Plusieurs garçons s’amusaient à le brutaliser. Mais en général, il pouvait prétendre être heureux. Déjà, vous vous demandez sûrement comment il faisait. L’insouciance des enfants, sûrement. Mais tout allait changer, ce jour-là. Ce jour-là, il s’ennuyait ferme. Chez lui comme ailleurs. Alors, il était allé se promener. Mains dans les poches, il errait tranquillement, perdu dans ses pensées. Il ne les remarqua donc pas en approchant. Là, à quelques mètres devant lui, le quintet le plus connu des jeunes. Plus connu, parce qu’en parti composé des deux pupilles du chef de clan, Sue et Dark. D’après les dires, l’un deux devait hériter des guides du clan, plus tard. En espérant qu’ils s’assagissent. Parce que, aux rumeurs, ils étaient pas très… aptes. Ce furent les murmures qui lui firent lever la tête. Et alors, il remarqua le cadet des deux frères, Sue, ainsi que le tas de muscle, debout. Les cinq têtes étaient tournées vers lui. Évidement, il savait pourquoi. Il baissa lourdement les yeux sur ses jambes terminées par d’affreuses serres. C’était pour cette mutation hors du commun qu’ils le fixaient ainsi. Quant il releva les yeux, Deidara se trouva nez à …torse, avec Liam, la brute. Il sursauta imperceptiblement et recula d’un pas, mal à l’aise.
    -S’il te plait. J’aimerais passer, hn.
    Comme le gros ne se bougeait pas, il devint évident qu’il était là dans l’intention de lui bloquer le chemin, et pas parce que son petit QI ne lui faisait pas savoir qu’il était si large qu’il ne permettait aucun issu. Alors, le petit blond fit mine de contourner son tortionnaire. Mais ce dernier se déplaça dans le même sens pour rester au travers du chemin. Alors, Dei’ tenta la même manœuvre, à gauche. Même réaction.
    -Laisse-moi passer, hm!
    Siffla-t-il entre ses dents, d’un ton énervé. Il serra les poings pour en cacher les tremblants, en sentant les nombreuses paires d’yeux poser sur lui avec mépris. Mais visiblement, son initiative avait été mal interprétée.
    -Des menaces?!
    Le blond sursauta et écarquilla en voyant le tas de muscles s’activer et avancer vers lui. Deux puissantes mains se posèrent sur ses épaules pour le repousser plus loin. Effrayé, Deidara manqua de perdre l’équilibre, et se rétablissait à peine quand les bras s’approchaient de nouveau. Alors, plus par réflexe que pour se défendre, il expédia sa main vers le visage de Liam, et sentit ses griffes acérées marquer la joue du géant de trois longues marques sanguinolentes. Ce geste à peine posé, il se figea en voyant Liam mener une main à sa joue. Là, il s’attendait à voir le gros hurler de douleur et le charger… Mais non. Ou plutôt, ce ne fut pas lui qui le frappa. Sans avertissement, un poing vint s’écraser violemment contre sa joue. Ce coup fut suivit par de nombreux autres et, entre deux flashs de douleur, Dei’ eut le temps d’apercevoir les ailes, facilement reconnaissables, puisque blanches, de son assaillant. Sue Mousy. Pour un gosse de sa taille, il était pas mal fort, faut dire. Sentant la menace imminente, Deidara se mit à agiter les bras, sentant à quelques reprises ses griffes s’accrocher à la peau pâle de son bourreau. Les coups furent toutefois minimes et bientôt, le petit blond cessa de luter. Il était évident que le fils du chef avait l’avantage. Bientôt, Sue recula pour respirer un instant. Deidara en profita pour se plier en deux un instant, son ventre pris avec une douleur foudroyante.

    Pataclaw. Pataclaw. C’est tout s’dont il eut conscience. Les bruits lourd du galop de Liam, qui fonçait sur lui. Et brusquement, il sentit ses pieds à trois orteils décoller du sol alors que la masse impressionnante du géant l’expédiait au loin. Après quelques secondes d’un douloureux vol plané, il sentit son corps rencontrer de nouveau un obstacle, sur lequel il s’effondra lourdement. Quand il releva la tête, se fut pour voir, en très, très gros plan, deux yeux d’un gris si pâle qu’ils en étaient effrayants. Il frissonna d’horreur en réalisant qu’il venait de s’effondrer sur l’un des cinq amis.
    -Tu t’en prends aux innocents, maintenant?
    Une main l’agrippa par le collet de sa veste et le tira vers l’arrière avant de le retourner. Et voila qu’il se retrouvait encore une fois face à cet énervé de Sue. Ce dernier se mit à le bousculer, en le traitant ‘‘gentiment’’ de tous les noms.
    -J’ai pas fait ex’près, hn…
    Gémit-il dans un murmure, réalisant brusquement dans quelle situation dangereuse il se trouvait. En effet, derrière lui, le vide s’approchait à chaque pas que Sue le forçait à faire. Et alors qu’il voyait le vide, et du même coup la mort approcher, il tendit les bras vers Sue pour ne pas tomber. Mais son adversaire ne l’interpréta pas ainsi. Croyant à une attaque, Sue lui flanqua son poing dans le ventre. Deidara chavira vers l’arrière et poussa un cri terrifié alors que son corps se lançait dans une descente qui se finirait probablement sur les rochers aiguisés, en bas. Il ferma les yeux pour en retenir les larmes, prolongeant son cri en s’attendant à tout moment à ressentir la douleur. Mais au lieu de cela, ce furent de puissants bras qui le capturèrent en plein vol. Il n’osa toutefois pas ouvrir les paupières. Il ne se sentait plus tomber, mais ne bougea qu’une fois qu’il sentit le sol ferme, sous lui. Alors seulement, il jeta un coup d’œil. S’qu’il fit, ce fut les deux jumeaux non identiques, tenu par le collet par leur père, son sauver, qui s’éloignaient, suivis des trois autres.

    Certes, il aurait du être heureux. Heureux d’être en vie. Mais il n’y parvint pas. Pourquoi? Cet homme venait de lui sauver la vie. Il l’avait déposé au sol, en sûreté. Puis, il était parti. Sans même un regard, sans même un ‘‘ça va?’’. Sans se soucier de lui. Alors qu’il venait d’effleurer la mort, on l’abandonnait là. Le chef du clan n’en avait rien à faire, de sa vie. Il voulait juste apprendre les bonnes manières à ces détestables de fils. Et lui, il avait servi de cobaye? C’était une réalisation bien difficile, pour un jeune cerveau de douze ans. Alors, Deidara s’effondra par terre et se roula sur lui-même, avant d’éclater en de bruyants sanglots. À la fois terrifié et furieux. Il resta ainsi à pleurer durant une bonne demi-heure. Trente minutes à pleurer? Non, en fait. Ses pleurs s’entrelaçaient à de courts et brusques fous rires. Un rire sauvage, lourd et vide de plaisir. C’était comme si quelque chose venait de se briser, en lui. Et pas un os. Une vérité. Un fait auquel il s’était accroché et qui disparaissait à présent. Le fait que sa vie avait une quelconque valeur.
    - Alors, je ne compte pas, hun?
    S’exclama-t-il en se redressant sur les genoux, pour fixer le sentier, où les six Aozora avaient disparus depuis longtemps, déjà.
    -VOUS MOURREZ TOUS DE MES GRIFFES!!
    Hurla-t-il soudainement, chacun de ses faibles muscles tremblant plus de peur que de rage. Puis, il éclata de nouveau d’un rire sournois et incontrôlable, alors que les larmes coulaient en quantité sur ses joues pâles.
    Il ne rentra chez lui que quelques heures plus tard. Mine de rien. Toute trace de larme avait quitté son visage, et il expliqua ses quelques bleus par une simple chute. Rassurée, sa mère retourna à sa cuisine et le fils alla s’asseoir sur son lit en attendant patiemment que le repas soit prêt. Et pas une seule fois, il parla de ce qui s’était passé.

    Quinze ans. Près de quatre ans s’étaient écoulés, sans que rien ne change. Malgré cette cassure en lui, malgré cette mauvaise expérience, Deidara resta le même. Ou plutôt, sembla le rester. Un œil attentif aurait toutefois finit par remarquer le tressaillement de ses muscles, le frémissement de ses muscles à chaque fois qu’on n’faisait, même, qu’invoquer l’existence de Sue. Et quand ils se croisaient, c’était un subtil échange de regards meurtriers. De plus, il avait développé une grande haine pour celui qui se prétendait chef de clan. Mais, bien sur, il ne le laissait pas savoir. Aux yeux de tous ses proches, cet à dire sa mère, il était toujours le même.

    Un bon matin, sa mère le tira très tôt du lit, malgré ses plaintes. Elle ne parvint toutefois pas à le faire bouger avant de lui dévoiler ses intentions. Mais dès que son esprit endormi analysa les mots ‘‘tester tes ailes’’, il bondit sur ses serres. Ce terme, en bon Aozora, signifiait son premier vole. Rare moment qu’il prisait beaucoup. Pouvoir voler, enfin, c’était le vœux de chaque jeune. Ce n’fut pas une surprise qu’il parvienne à voler. À cet page, rare était celui qui ne le pouvait pas. Certes, il se serait passé de la présence de sa mère, le couvant comme si il n’était encore qu’un oisillon. Mais même elle ne pouvait pas gâcher ses premiers instants de vol. Il était si bien que même la vue de Sue et Dark, volant eux aussi pour la première fois, collés aux flancs de leur père, ne le dérangea pas. Les jours suivants, comme tous les jeunes, Deidara passa des heures entières à explorer le territoire qui lui avait été, jusqu’alors, inconnu. Il passait même des nuits loin de chez lui, trop perdu dans ses explorations. C’est environs une semaine après son départ qu’il aperçu, à l’horizon, de bien drôles de formes. Porté par sa curiosité, il décida d’allonger de quelques jours son voyage.

    Partout autour, des débris. De la roche, de drôles de tiges émergeant du sol, des planches tranchantes et rouillées… Un paysage tel qu’il n’en avait jamais vu. Il s’était déjà ouvert les jambes à trois reprises sur des obstacles camouflés et boitillait légèrement en avançant parmi ces étranges décombres. Il n’avait pas fait trois pas de plus que dans sa tête s’éleva une voix douce, à la fois lointaine et si proche…
    *Arya..?*
    Arya? Le nom de sa mère. Soudain, il sentit une onde de choc, et un autre esprit se joindre au sien pour le fouiller un instant, dans son intégrité. Il resta pétrifié, incapable de comprendre le phénomène jusqu’à ce qu’il cesse. Alors seulement, il s’aperçu qu’une silhouette revêtue de noir avançait vers lui d’un pas flottant, presque mystique.
    -Qui êtes-vous?
    L’être avait de longs cheveux d’un blanc pur. Sa peau était de la couleur du charbon, quand à ses yeux, ils étaient d’un violet effroyablement étincelant. Deidara fit instinctivement un pas de recul, juste assez pour s’enfarger, et manquer de tomber en plein sur une longue tige aux airs pas très accueillantes… Seule la main de l’inconnu, se refermant sur son bras, l’empêcha de se faire transpercer. L’étranger aux drôles d’allure le tira vivement vers lui et, sans prévenir, glissa sa tête près de la sienne. Le blond frissonna en sentant son souffle chaud contre son oreille.
    -Je m’appel Shimei. Je suis ton père.
    Ni plus ni moins. Sans détours ou hésitation. C’était une affirmation qui ne laissait pas place à objection. Et c’est avec un frisson horrifié qu’il se remémora l’instant ou il s’était sentit sondé de la tête aux pieds. Il savait, parce qu’il avait regardé en lui. Il y avait reconnu sa mère, sûrement.

    L’homme recula de quelques pas, sans quitter des yeux son prétendu fils. Deidara observait son père avec méfiance, s’interrogeant sur ses origines. Il en savait assez sur les autres peuples pour savoir que cette homme n’était ni un être du feu, ni un être de l’eau. Et encore moins un être de l’air. Mais alors, qu’était-il? Sa métamorphose avait visiblement été très poussée.

    -Nous sommes les oubliés.

    Deidara sursauta alors que la voix de l’homme s’élevait de nouveau. Bizarrement, cette voix se faisait affreusement imposante. Elle inspirait le respect et l’écoute. Mais n’était pourtant qu’un murmure. Et dans le brouillard, tout autour de l’Aozora, de nombreuses silhouettes approchaient lentement.

    -Il y a de cela des siècles, lorsque la terre a cesser de s’acharner sur nous, les survivants ont choisis de se diviser en clans. Nous étions, à cette époque, très peu nombreux. Constatant notre différence autant que notre faiblesse, les hommes ont décidés de nous écarter de leur vision de l’avenir. Nous étions, à leurs yeux, une tache sur le monde paisible qu’ils voulaient créés, alors que nous n’avions rien fait de mal, a part mal muter. Ainsi, nous fûmes mis de côtés. Les gens de cette génération ont prétendus ne jamais nous avoir vue. Ils en sont venus à renier notre existante. Et bientôt, nous ne fûmes même plus un souvenir. Même plus une légende. Nous étions, et sommes toujours, des êtres dont seulement quelques rares personnes connaissent l’existence. Complètement oubliés, nous avons prospéré dans les pires conditions imaginables. La malnutrition, la soif et la maladie a finit par accentuer nos malformations, et nous sommes devenu ce que tu vois, actuellement.

    Deidara frémit en s’imaginant cette situation. Projetés dans un monde nouveau, ils avaient dû se débrouiller seul. C’était étonnant. Stupéfiant, même. Mais malheureusement crédible, vue la nature très sélective de l’homme.

    *La suite ne concerne que nous deux.*

    Encore cette voix qui résonnait dans sa tête. Cette fois, le blond reconnu la voix comme étant celle de Shimei.

    *C’était il y a plus de vingt ans. Un jour, une jeune femme de ton clan est venu, comme toi, s’aventurer sur nos terres lors de son premier vol. Intéressée par le destin de cette communauté, elle est revenue à plusieurs reprises. Et, moi étant conseillé, je lui servait aussi de guide, en pensant qu’avec un peu de chance, elle pourrait témoigner en notre honneur auprès des siens. Mal s’en fut, avec le temps, des sentiments ont vue le jour. Et je suis devenu son amant. Et puis, elle a cessé de venir. La raison m’était inconnue, jusqu’à aujourd’hui. Comme elle était la seule à venir nous voir, de loin, j’ai cru que tu étais elle.*

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MessageSujet: Re: .:Deidara:.   Jeu 19 Juin - 18:51

    Les oubliés s’étaient rapprochés peu à peu en les entouraient à présent, lui et son père. Ayant vécu toute sa vie dans les grands espaces, là où il avait toujours de la place, toujours de l’espace entre chaque individu, il se sentit vite mal à l’aise d’une telle proximité. Il leva les yeux pour les examiner rapidement. Les résultats de sa ronde n’eurent rien pour le rassurer. La peau écailleuse, des cornes, les yeux en fente, des crocs, narines comme celles des serpents… Il y avait vraiment de tout. Et tous le dévisageaient avec méfiance ou hostilité. Ils ne semblaient pas porter les autres peuples dans leur cœur.

    -C’est quoi, toute cette merde?

    Une voix grave résonna parmi la foule silencieuse, et deux mutants s’écartèrent vivement, pour laisser passer un étrange homme, qui semblait avoir environs son âge. Des cheveux mi-longs ébouriffés, et aussi blancs que ceux de Shimei couvraient son crâne. De chaque côté de la tête, de longues mèches semblaient enfouies dans cette crinière blanche. L’individu avait d’étranges yeux de félin, et de cours crocs perçaient entre ses lèvres. Sans considérer aucun respect des distances, l’étranger s’approcha de l’intru et approcha le nez de son cou, pour humer attentivement. Puis, il se recula en souriant.

    -C’est bon les mecs. Il sent comme nous.

    Et comme si c’était sensé les rassurer, les autres semblèrent abandonner toute méfiance. Cet à cet instant que Dei’ remarqua que ce qu’il avait d’abord pris pour de longs poils noirs, sur la tête de l’inconnu, venaient de se redresser et s’avéraient en fait être de longues oreilles, très semblables à celles des chiens sauvages qu’on croisait par moment, dans la montagne. D’un geste du bras, l’inconnu fit se disperser la foule, et tendit une main griffue vers le blond.

    -Chui Shunso Asu! Et toi?

    Dei’ lança un regard inquiet vers Shimei. Mais son père se contenta de hocher légèrement la tête avec un léger sourire. Alors, il serra la main tendue par ledit Shunso.

    -Deidara…

    Il lança de nouveau un regard à son père. Jusqu’à ce jour, il avait porté le nom de famille de sa mère, involontairement. Il n’savait donc plus comment se présenter. Mais Shunso ne semblaient pas en attendre plus. Il attrapa le visiteur par le poignet et le tira derrière lui.

    -Vas dormir, le vieux. J’m’occupe de lui faire visiter.

    Lança-t-il avec un sourire espiègle adressé à Shimei. Et sans lui d’mander son avis, il le tira à sa suite. Il ne leur fallut que quelques enjambées pour parvenir à ce qui ressemblait vraiment à un village. Mais en plus sale, plus… C’était affreux. Juste devant eux s’élevaient quatre poteaux soutenant une vieille toile trouée. Sous cette toile, de grandes couvertures avaient été étendues par terre. Assis sur ces dernières, un gamin cornu hurlait à la mort pendant que deux femmes s’affairaient à l’immobiliser. Une troisième nettoyait, le plus doucement possible, une large plaie qui s’étendait sur tout l’avant-bras de l’enfant. Un couple était accroupit plus loin et observant la scène en gémissant. Shunso poussa un glapissement et s’empressa de s’éloigner de la scène. Étant donné l’indifférence des passants, Deidara en déduisit que de telles scènes devaient être assez courantes. Dires que chez les Aozora, on s’cassait un ongle qu’des dizaines d’inconnus s’rassemblaient en braillant. Bon, façons de parler. Y’avait pas eu grand monde pour pleurer quand il s’tait fait jeté du haut d’la falaise.

    -C’est ici qu’on retrouve toute l’activité commerciale de notre peuple. Les marchands viennent y vendent leur matériel, les gens viennent s’y faire soigner. Y’a aussi des soupes populaires, pour quand t’a pas assez pour t’acheter de quoi manger.

    En effet, plusieurs constructions semblables à la première s’élevaient un peu partout, et semblaient tous avoir des utilités différentes. La journée restant, Shunso lui fit faire le tour du village en répondant à ses moindres questions. Bientôt, le soleil se mit à décliner. Et quand le ciel commença à s’assombrir, le blond se tourna vers son guide.

    -Faut qu’j’me trouves un endroit ou dormir avant l’arrivée d’la nuit, hn.

    -T’inquiète, mec. Shimei t’a réservé une crèche x).

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